Florian B
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D’abord le positif. Les collaborateurs de l’agence excellent dans leur travail de commerciaux pour mettre en confiance et amener à signer rapidement une offre. Mais l’éclat initial se ternit bien rapidement, laissant apparaître une série de malentendus et mensonges par omission stratégiquement mis en place, flirtant habilement avec les limites de la légalité.
Mes parents voient une annonce pour un appartement semblant disposer d’un jardin privé : l’annonce décrit une “Surface Jardin” de 120m2, dans la même rubrique que les surfaces de l’appartement (!), sans autre explication. La directrice de l’agence se montre convaincante, présentant le jardin comme un atout majeur, et sans jamais préciser qu’il ne fait pas partie du lot vendu et n’est donc pas privé (ce qu’elle ne peut pas dire étant donné qu’il ne l’est pas) mais omet clairement cette information qui est essentielle ! Mes parents s'interrogeant sur le prix de l’appartement, un des collaborateurs va même jusqu’à utiliser la présence du jardin pour justifier le prix global (toujours sans juger utile de préciser que le jardin appartient à la copropriété). Il les incite alors à émettre une offre rapidement, avançant (nous ne parviendrons cependant pas à le vérifier) qu’une autre offre a déjà été effectuée.
Nous commettons alors l’erreur de faire confiance à l’agence et mes parents signent l’offre sans en lire toutes les lignes. Lors du premier rendez-vous chez le notaire, ce dernier nous informe qu’il n’y a pas de jardin dans le lot… La réponse de la directrice de l’agence : “Il n’y avait pas de jardin mentionné dans ce que vous avez signé.” Mes parents étant sous le choc et ayant la sensation d’avoir émis une offre trop élevée par rapport à la valeur réelle du bien, la directrice leur propose de réémettre une offre plus basse. Quand-même intéressés par l’appartement et craignant que le vendeur refuse une deuxième offre, ils refusent cette proposition, partant également du principe que ce serait à l’agence, qui a manqué à son devoir d’information et conseil, de compenser financièrement, plutôt qu’au vendeur. La directrice évoque alors des arguments comptables pour ne faire aucun geste financier, puis change de ton après mention d’une affaire similaire servant de jurisprudence. Elle finit par formuler la possibilité d’une nouvelle offre mais en rognant d’autant sur ses frais d’agence afin de ne pas impacter le vendeur, mais revient sur sa proposition après une discussion avec sa collègue, disant qu’elle ne fera aucun geste !
L’agence a non seulement laissé entendre que le jardin pouvait faire partie du lot, mais aucun des collaborateurs n’a ensuite été en mesure de vérifier si ce jardin était au moins à jouissance privative. Nous avons nous-même dû lire l’ensemble des PV d’AG pour retrouver trace de cette notion de jouissance privative.
Les informations erronées ne se sont pas limitées à cela :
1 - L’agent nous informe que la pergola sera à régler en espèces au vendeur. Nous comprendrons par la suite que cette pergola n’était pas dans le lot officiellement car elle n’est pas en règle (pas d’autorisation d’urbanisme).
2 - On nous annonce lors de la visite qu’il y a la fibre, en se basant sur l’acronyme DTI dans le placard électrique. Ne connaissant pas l’acronyme, je reste sceptique. On apprend ensuite qu’il n’y a pas la fibre…
3 - On nous assure de la facilité d’accès au garage alors que s’y garer nécessite de nombreuses manoeuvres.
4 - On nous rassure sur la robustesse des volets alors que l’appartement avait été cambriolé. Ces volets à lames orientables se soulèvent très facilement et sont abimés depuis le cambriolage.
5 - A deux reprises on nous envoie des plans erronés, qui sont des plans de pré-construction de 2016 ne correspondant pas aux plans finaux (répartition des surfaces des pièces incorrecte).
En conclusion, si vous n’avez pas le choix de faire appel à cette agence car le bien que vous souhaitez acquérir est géré par eux, soyez conscients que vous devrez re-vérifier par vous-mêmes l’intégralité des informations fournies.